De l’égalité de droits à l’égalité de faits, comment on fait ?

Bien qu’au cours des 30 dernières années, l’égalité de droits pour les femmes est acquise, qu’en est-il dans les faits ? Effectivement, aujourd’hui, l’égalité de faits reste un défi de société bien réel. Après avoir relevé le défi de changer nos perceptions et notre mentalité à l’égard des rôles traditionnels, il faut se questionner et surtout agir sur la transformation des mécanismes et des structures sociales qui maintiennent des inégalités entre les hommes et les femmes. Bien que nous ayons travaillé à changer des mentalités, il faut aujourd’hui travailler à changer des comportements. Mais quels comportements ? Pourquoi ? Et comment ? Dans un contexte social où le désengagement de l’état et la montée du néolibéralisme, où l’ordre hiérarchique des valeurs sociales semble porter en tête de liste le profit, la rentabilité économique, la compétitivité et l’individualisme ; devant le vieillissement de la population et la décroissance du taux de natalité : où allons-nous ? Qui assumera le rôle de gardien des droits de la population, de la société ? Qui défendra les enjeux sociaux tels que : l’éducation, la conciliation famille-travail-études et vie citoyenne, le respect des droits de la personne, la lutte à toutes les formes de violence, l’égalité professionnelle; la participation aux instances de pouvoir et à la prise de décisions ? Qui veillera aux intérêts quotidiens et aux droits des citoyenNEs et citoyens qui constituent notre société ? Quelle instance pose la défense de ces valeurs en tête de liste ? Comment transformer notre société pour que chacun puisse y trouver les moyens de se réaliser ? Car, effectivement, dans les faits les hommes et les femmes ne bénéficient pas exactement des mêmes conditions de vie. L’impact des choix que nous faisons dans notre vie est sexué. Est-ce que c’est ce que nous souhaitons ? Comment peut-on demander aux femmes et aux familles de s’appauvrir le temps d’un enfant ? Et surtout, aujourd’hui, qui en a les moyens ? De plus en plus d’hommes et de femmes militent en faveur d’une meilleure égalité entre les sexes. Alors, nous posons les questions suivantes : Pourquoi c’est important ? Comment y arriver ? Quelles solutions pouvons-nous envisager ensemble ? 

Je suis une jeune femme dans la vingtaine et je ne me trouve pas belle.

Pourtant, plusieurs personnes me disent le contraire. Pourquoi ai-je l’impression de ne pas plaire aux gens malgré ce qu’ils me disent ? Le matin, lorsque je me lève, je ne sais pas comment m’habiller. J’ai la sensation de toujours porter les mêmes vêtements. Mes cheveux, que dire d’eux ? Ils sont toujours difficiles à peigner. Mon visage, on dirait que je sors du lit toute la journée. Pourquoi est-ce que je me sens comme ça ? Pourquoi ai-je besoin d’entendre « la personne de ma vie » me dire 1000 fois que je suis belle pour y croire ? Physiquement, je ne m’aime pas. Intellectuellement je m’apprécie, mais j’ai l’impression de ne pas être à la hauteur puisque c’est le physique qui compte dans notre société. Dès que je me trouve un beau trait physique, j’en vois un autre qui n’est pas parfait. D’où me viennent ces idées ? Pourtant, ma famille m’a souvent complimentée sur mon physique lorsque j’étais jeune. Personne ne m’a dit qu’il me trouvait laide, néanmoins je le crois. À quel modèle est-ce que je me compare ? Les magazines, la publicité, les vidéo-clips, sont-ils à l’origine de tout cela ? Je n’ose pas y croire ! C’est presque impossible que les médias aient tant de pouvoir sur ma vie… !? Par contre, à chaque fois que je vois une belle femme à la télévision, dans les publicités ou dans les magazines, je ressens de la jalousie et j’aimerais être aussi belle qu’elle. D’ailleurs, j’en vois partout : dans les vitrines des boutiques, dans l’autobus, au travail, dans un simple téléroman… Avec toute cette sollicitation, il est impossible de ne pas enregistrer l’image de la femme parfaite comme étant un but à atteindre. Un beau visage symétrique, un corps extrêmement mince, une belle poitrine, de beaux cheveux, une bouche pulpeuse (toujours entrouverte comme en attente du prince charmant), de grandes jambes, une belle peau sans imperfection, de belles dents… Combien faut-il avoir de ces critères pour être belle et attirante ? J’essaie de me dire que ces publicités sont fausses, qu’elles ne doivent pas m’atteindre et que la beauté est dans l’œil de celui qui regarde, mais elles me touchent quand même. J’ai l’impression de devoir ressembler à cette image pour plaire aux hommes. Suis-je anormale ? Vous est-il déjà arrivé de vous sentir comme moi, de vous comparer à l’image de la femme parfaite et de remarquer tout ce qui n’y correspond pas dans votre physique ? Et les hommes là-dedans, en avez-vous assez de devoir complimenter vos copines pour qu’elles ne se comparent plus à cette image irréaliste ? Avez-vous aussi commencé à vous comparer aux « canons masculins » qui n’ont pas de poil, sont parfaitement musclés et symétriques et qui commencent à être de plus en plus présents dans les mé- dias ? Dans le futur, quel impact aura cette mode sur l’estime de soi de nos enfants. Que dire de ces petites filles âgées entre 6 et 12 ans qui commencent déjà à s’habiller sexy, à se maquiller et à porter plus d’attention à leur apparence qu’à des valeurs fondamentales telles que le respect de soi et l’amour de soi. Je suis de ces femmes qui aiment plaire et je trouve cela très important dans ma vie. Par contre, je crois qu’il y a des limites à ce que ça gouverne notre vie de tous les jours … N’est-il pas possible que nous nous trouvions belles et séduisantes avec nos imperfections (selon les standards actuels) et notre unicité ? J’ai une demande à vous confier pour l’avenir. J’aimerais que nous fassions toutes et tous l’éloge de la différence. Nous sommes belles à travers nos distinctions et nous devrions nous le dire plus souvent. Voici ma proposition : d’abord, dites à une amie que vous la trouvez belle. Ensuite, servez-vous de cette lettre pour en débattre avec les gens qui vous entourent. Enfin, construisons ensemble de nouveaux modè- les à l’image des jeunes femmes d’aujourd’hui, c’est-à-dire belles au naturel, belles dans le cœur et belles dans la tête. Une jeune femme de Québec NDLR : ce texte a été envoyé dans tous les centres de femmes du Québec. 

Mission accomplie!

Il y a trois semaines j’ai ouvert un sachet. Une sorte de ”timbre” transparent avec une odeur indescriptible (est-ce cette odeur que les autres sentent en me croisant ? ). Bref j’ai installé ce timbre que je change à tous les matins et qui ne me quitte plus depuis. Mais oui ! Trois semaines…. c’est mon meilleur ami ! Même si je suis extrêmement décidée cette fois-ci (mais oui, ce n’est pas ma première tentative), je constate que mes essais me rapportent. Aujourd’hui je sais que les timbres pour cesser de fumer ne sont pas là pour M’EMPÊCHER de fumer mais bien pour m’aider à cesser une fois pour toute. En arrière de ce timbre, il y a moi et la motivation qui me poussent à vouloir cesser une habitude qui est toxique et mortelle. Je suis asthmatique, bronchite chronique et je fume depuis des lunes. Une cigarette puis un peu de ventolin…. J’allais chercher mes cigarettes au dépanneur et mes pompes à la pharmacie. C’est ce NON SENS qui finit par rejoindre ma conscience et surtout l’emphysème qui me guette si je n’arrête pas. Ajouter à cela l’aspect économique. Je paye un prix de fou pour m’intoxiquer ? Logique tout ça ? Me voici après trois semaines sans tabac, je respire mieux, j’ai plus d’énergie, je fais une marche après le souper pour couper l’envie du tabac. J’ai réalisé avec étonnement que mes vêtements sentaient mauvais et je dois dire en bon québé- cois ”je pète le feu !” Cependant j’évite pour le moment les sorties où il y a beaucoup de fumée et je suis consciente qu’une seule touche de cigarette sera une rechute. Ici ce n’est pas un jour à la fois mais bien une envie de fumer à la fois. Et vous savez comme moi que les crises ne durent pas très longtemps. Pour celles qui ont peur de prendre du poids, ce qui me préoccupe aussi, boire de l’eau et une chose à la fois, j’arrête de fumer puis on s’attaquera à autre chose ensuite. Vous vous sentez prête ? Alors un, deux, trois go ! FÉVRIER 2004 Ça continue !Je suis très fière de m’être affranchie de la cigarette. C’est pour moi un grand défi que j’ai relevé et je dois dire que je me sens plus sereine avec ça. Vous êtes capable et c’est réalisable. Pour celles qui croient peut-être que j’étais une fumeuse modérée…et bien je fumais dès la sortie du lit le matin , à jeun…un paquet par jour. SEPTEMBRE 2004 Ça fait maintenant un an, quelle fierté !